Avoir raison trop tôt, une équation mathématique pour le manager

Billets du management : septembre 2014

equation du manager« Ce n’est pas faute d’avoir alerté et pourtant rien n’a bougé !…
On va droit dans le mur, je le dis depuis… ».

Dans le travail collectif, certains expriment une représentation de la réalité évidente pour eux et incompréhensible pour les autres. Ils cherchent à alerter, à convaincre, se sentent parfois seul contre tous et ajoutent du stress au stress.

Un des rôles du manager est d’être à l’écoute de ces messages et de les mettre au service de l’entreprise. Pourquoi ne pas les traiter comme un problème de mathématique : une équation à une ou plusieurs inconnues ?

La foule d’informations que nous captons par différents canaux – cognitifs, sensoriels, émotionnels, physiques, spirituels – construit notre vision du monde selon une logique qui nous est personnelle. Rechercher la ou les informations « inconnues » permettra de retrouver la logique, consciente et inconsciente, du raisonnement afin de réintégrer dans le collectif des idées, parfois, surprenantes.

Créer le climat respectueux et favorable à l’évolution des représentations de chacun, c’est toute la difficulté de l’« Etre ensemble » … c’est aussi sa richesse !

 

Publié par Marie-Laure VOISARD en septembre 2014 dans Billets du management

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2 commentaires : “Avoir raison trop tôt, une équation mathématique pour le manager”

  1. Jean-Philippe Déranlot

    22 septembre 2014

    Ce n’est pas un mince défit que de « mathématiser » ce qui est fréquemment irrationnel ou tout simplement humain, notamment dans les situations tendues. Je suis convaincu que l’entregent, l’écoute et l’empathie sont des qualités qui font un bon manager, voire au-delà un bon parent. Je ne pensais pas que les équations – surtout à l’heure du big data – puissent être la solution ;-). Inversement je sais, par expérience, qu’il faut être attentif aux signaux faibles.

  2. Marie-Laure VOISARD et Dominique AMBLARD

    22 septembre 2014

    Merci Jean-Philippe, pour ce commentaire riche.
    Voir un point de vue comme une construction personnelle d’informations (fortes ou faibles) reliées entre elles favorisera un recul et une possibilité de sortir de l’affect, du réactionnel immédiat, de l’irrationnel.
    Le choix de regarder cette construction comme une équation à une ou plusieurs inconnues, permet de développer une attitude de neutralité sur la position de son interlocuteur et de curiosité nécessaire à l’intégration d’informations que nous n’aurions pas reliées entre elles.
    Des mathématiques pour conserver le lien humain, intéressant non ?

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