Comment garder l’envie dans ma vie pro ?

Sujets chauds : avril 2017

SE BRANCHER SUR SA MOTIVATIONBien souvent je rencontre des personnes désabusées, désenchantées, dépitées, dégoûtées, désappointées, désillusionnées, déçues, désengagées … en bref des personnes  « dé… »

Leur vitalité et leur dynamisme diminuent progressivement ainsi que leur courage, leur opiniâtreté, leur persévérance, leur détermination… Je pourrais continuer la liste, mais on n’est pas là pour faire un cours de vocabulaire français.

En fait, sans en avoir conscience, ces personnes subissent leur vie. Johnny chante « l’envie de vivre et le désir, Et le plaisir aussi ». Et oui, sans envie professionnelle pas de désir ni de plaisir dans son travail.

Sans envie, pas de réussite professionnelle.

Ces personnes ont tout simplement arrêté d’avoir envie. Envie d’aller bosser, envie de retrouver leurs collègues, envie de travailler sur un projet, envie de créer, envie de produire, envie d’entreprendre, envie de rencontrer des prospects, des clients, envie d’apprendre, et plus insidieusement, sans qu’elles en aient conscience, envie de croire en l’économie, envie de croire en leur avenir, envie de croire en l’être humain, et finalement envie de croire en soi !

Alors, on fait comment pour retrouver l’envie dans sa vie professionnelle ?

Se brancher ou se rebrancher sur sa motivation

Il s’agit pour commencer de se remettre régulièrement en mémoire pourquoi on est là aujourd’hui : Qu’est-ce qui m’a fait choisir ce job, cette équipe, ce projet, cette entreprise, ce métier ou cette aventure d’entreprendre seul(e) ou à plusieurs… ? Quelle envie m’a poussé(e) dans cette direction ? Qu’est-ce que j’attendais de ce choix ? Qu’est-ce que je voulais y vivre ?

Si jamais vous ne vous êtes jamais posé la question de ce qui vous donne envie dans votre vie professionnelle, profitez de cet article de blog pour le faire. Qu’est-ce qui vous plait dans votre travail ? Dans votre métier ? Qu’est-ce que vous souhaiteriez dans votre vie pro ? Quelle serait votre vie professionnelle idéale ?

Comparer avec sa vie pro d’aujourd’hui

Une fois ce travail de réflexion réalisé, comparez avec ce que vous vivez aujourd’hui sur le plan professionnel.

Plusieurs possibilités de réponses :

Le grand écart

Vous ne voyez que les écarts, ce qui ne va pas et, si vous ne changez rien parce que vous pensez que c’est impossible, vous continuerez à perdre l’envie et ce sera de plus en plus difficile de changer quelque chose dans votre vie professionnelle.

Ne désespérez pas si vous ne voyez pas tout de suite comment faire; un jour, celui qui sera le bon pour vous, vous réagirez et trouverez les ressources intérieures et l’énergie pour effectuer les changements qui vous seront nécessaires.

Mauvais chemin

Vous découvrez que vous vous êtes trompé de chemin ou de direction. Tant mieux, comme cela vous pouvez fermer des portes, ce n’est plus la peine d’essayer de ce côté-là.

Aujourd’hui vous êtes plus fort, vous avez une longueur d’avance sur les autres ! Vous avez éprouvé dans votre corps la sensation de ne plus être dans son envie. Votre mémoire corporelle (sensations, émotions) se  rappellera à vous, vous repérerez plus vite que d’autres vos "détours". Vous oserez réagir pour changer de direction. Si vous ne savez pas où aller tout de suite, sachez que vous trouverez quand vous serez prêt(e).

On y est presque

Vous découvrez que ce n’est pas si mal que ça, qu’il ne manque pas grand-chose et qu’il ne faut pas s’arrêter là.

Ça fait du bien de voir les choses comme cela ! Vous pensiez en être loin ! Vous vous rebranchez à l’envie et retrouvez l’énergie de continuer.

Dépassé

Pris(e) par votre vie professionnelle, vous êtes allé(e) plus loin que votre objectif initial, celui qui avait été fixé par votre envie. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Bonne nouvelle car votre envie vous a permis de réaliser votre objectif. Et mauvaise nouvelle qui n’en est pas une : il est normal que votre envie ait disparue car vous avez atteint votre but et avez besoin d’un autre challenge tout simplement. Où votre envie va-t-elle vous conduire maintenant ?

Aujourd’hui par quoi je commence ?

Quelle est la plus petite chose que je peux faire pour retrouver l’envie d’avoir envie dans ma vie pro ?

 

Partagez vos expériences personnelles dans les commentaires de ce post ; cela donnera des idées à ceux qui ont besoin d’être soutenus pour retrouver l’envie.

NB : et vous pouvez ré-écouter la chanson de Johnny écrite et composée par Jean-Jacques Goldman : L’envie (1986).

Publié par Marie-Laure VOISARD en avril 2017 dans Sujets chauds

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4 commentaires : “Comment garder l’envie dans ma vie pro ?”

  1. bien vu cet article Marie-Laure. Mais une question me titille sur l’envie de travailler, voire sur l’envie de bosser pour une entreprise… il paraitrait que seulement 11% des salariés sont en phase-envie avec leur employeur. Autrement dit, cette qualité qu’est l’envie au boulot, l’employeur n’a-t-il pas aussi sa part de responsabilité (sachant qu’il n’y a pas 2 cas qui se ressemblent).

    PS : pour ma part tout va bien, (pour ceux qui ne me connaissent pas) je suis consultant formateur indépendant et mon boulot est mon plus beau jouet 🙂

  2. Marie-Laure

    11 avril 2017

    Bien sur, Jean-Philippe, que l’envie est en lien avec les interactions avec son employeur ou son entreprise.
    C’est un des critères qui émerge de la comparaison avec sa vie pro d’aujourd’hui. En tant que consultant formateur indépendant ce critère n’a pas le même poids dans la comparaison que pour un salarié.
    Selon le poids de ce critère, entre sa motivation et le résultat de la comparaison, chacun se retrouvera dans une des situations évoquées ci-dessus.

  3. MdeCambourg

    18 avril 2017

    Bonjour Marie-Laure,
    Pour l’avoir fortement vécu, le plus difficile lorsqu’on a forcé dans le « plus envie » est précisément de pouvoir connaître sa motivation profonde (question 1 dans l’article). Eh bien la motivation ne surgit pas d’un questionnement intellectuelle ou d’une introspection psychologique : la motivation se fait entendre dans le silence, d’une part ; d’autre part, c’est surtout un fait biologique : ce que l’on a envie de faire après avoir suffisamment reconstitué ses forces. La motivation n’est pas loin d’être une question de santé physique, morale et affective.
    N’est-il pas ?
    Bien amicalement

  4. Marie-Laure

    19 avril 2017

    Merci Mikael de compléter mon propos sur 2 points fondamentaux : le silence et le rythme biologique.

    Le silence : condition incontournable de nos réponses sincères et justes pour nous-même à un instant « T ». Sa durée varie pour chacun selon le contexte. Pour ma part il a été de 2 ans pour oser une certaine réponse.

    La biologie : certains épuisements conséquence d’un « forcing » hors de sa propre envie nécessitent le temps de la reconstruction physique et psychique qui lui aussi est variable.

    Oui la motivation est aussi une question de santé au sens large.

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