Leçon de management de Jacques Gamblin

Billets du management : mars 2015

 

020_portraits_sportswear_169_3Justement, quel rôle votre équipe joue-t-elle dans la création ?
J. G. : J’ai toujours travaillé en collectif. Il existe une hiérarchie, évidemment, mais j’ai vraiment besoin de l’avis de chacun. On garde tous les deux la main sur les décisions finales mais il faut que je fonctionne avec le collectif. Des gens qui ne s’entourent que de personnes les brossant dans le sens du poil, ça m’emmerde, je ne comprends pas l’intérêt. Vouloir se rassurer avec les avis de son équipe, c’est une erreur. Si c’est pour avoir les réponses que tu as envie d’avoir, mieux vaut ne pas poser de question… La franchise est rare dans ce métier, et moi j’en ai besoin. Quand je sors du plateau, je veux savoir ce qu’il s’est réellement passé ! Alors on se dit les choses, on avance, petit à petit, on continue parce que demain est un autre jour. Tout est une question de confiance. Là, par exemple, je ne suis pas encore heureux. Par contre, je sais que je vais l’être. Ça peut venir au bout de 100 représentations mais je sais que je serai heureux dans ce spectacle. Et pour ça, il faut se questionner. Et aller chercher les réponses.

Et vous ?
Osez-vous, savez-vous… brosser à rebrousse -poil ?

 

Extrait de l’interview de Jacques Gamblin à propos de son nouveau spectacle 1 heure 23’ 14” et 7 centièmes

Publié par Marie-Laure VOISARD en mars 2015 dans Billets du management

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2 commentaires : “Leçon de management de Jacques Gamblin”

  1. BAUDRY

    25 mars 2015

    Chercher à travailler avec des collaborateurs brossant dans le sens du poil revient à se parler devant la glace et à s’admirer (si possible): si les narcissiques n’apprécient qu’eux, c’est leur droit ou leur problème.

    Confronter les idées à d’autres avis, aller au devant de ceux qui sauront les contredire, et même oser tenter de les fracasser pour vérifier si elles résistent bien est finalement le seul meilleur moyen de s’assurer qu’elles sont bonnes.

    Cependant,la confrontation d’idées n’est efficace que si la base de la relation avec les collaborateurs est saine : seules les idées doivent être confrontées, et les personnes ne doivent jamais être jugées au regard de leurs avis divergents. Ah si les politiques pouvaient nous écouter de temps en temps …

  2. Amvoilure

    25 mars 2015

    Merci Christophe pour ce cri du cœur tiré de votre expérience.
    La confrontation des idées peut aussi renforcer la confiance et enrichir la relation.

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