Oser arrêter un projet d’association ou de reprise

Réussir sa relation d’associés : mars 2016

obstacle businessVous avez décidé de créer une entreprise à plusieurs ou d’accueillir un nouvel associé ou de transmettre votre entreprise à un repreneur. Lors de réunions vous avez partagé et clarifiée le projet, construit ensemble une stratégie, des objectifs, définit des étapes. Pourtant, vous percevez un décalage, un désengagement de votre(vos) futur(s) associé(s) ou repreneur(s). Que faire ? Quelles questions se poser ? Faut-il arrêter ? Comment ?

Observer l’équilibre des engagements et les signaux faibles

Votre projet commun a été clarifié, précisé par écrit en spécifiant les engagements, rôles et actions de chacun. Pourtant, vous percevez un déséquilibre :

  • A l’issue des réunions c’est toujours vous qui rédigez le compte-rendu.
  • Vos partenaires n’ont pas pu réaliser les actions prévues.  Ils ne sont jamais disponibles, n’ont jamais le temps. Ils critiquent, parfois, ce que vous avez définit ensemble comme s’ils n’en étaient pas responsables et justifient, ainsi, leur inaction ou leur retard.
  • Vous avancez seul(e) sur les projets, vous êtes force de proposition, d’analyse, d’action…
  • En résumé, vous êtes acteur et vos futurs associés ou repreneurs se positionnent davantage en spectateurs.

Provoquer des temps de dialogues pour faire émarger les non-dits

Instituez des points réguliers avec des thèmes et des ordres du jour définis en commun. Ces temps d’échanges aideront l’équipe à retrouver son équilibre, en permettant à chacun de faire part de ses remarques et de faire évoluer les rôles prévus, les objectifs, etc.

D’autre fois, les non-dits ne sortiront pas car il faut du temps à chacun pour se dévoiler et acter de sa compatibilité avec une équipe et un projet. Ces différentes raisons peuvent être :

  • Un environnement personnel qui a évolué depuis le démarrage du projet.
  • Une motivation en baisse ou l’émergence d’autres priorités.
  • Le sentiment de ne pas maitriser les compétences attendues.
  • Une sensation d’insécurité car c’est une position de salarié et non d’entrepreneur qui est recherchée.

Construire sa décision d’un point de vue entrepreneurial : la dynamique du business

Si les futurs associés ne donnent pas leur point de vue, freinent, ne semblent pas réellement motivées, sont fuyants ou négatifs. Si vous ressentez une inertie aujourd’hui ce sera pire demain et vous risquez de perdre :

  • du temps, de l’énergie, du plaisir, de l’argent
  • un savoir-faire qui pourra être repris par vos partenaires d’hier
  • des innovations que vous aurez initiées

Signifier clairement l’arrêt du projet

Il est difficile de renoncer à un projet collectif d’entreprise mais savoir s’arrêter renforce la confiance en soi de l’entrepreneur. Le niveau de plaisir à travailler ensemble est le meilleur indicateur pour prendre la décision d’arrêter.
Profiter d’une réunion pour annoncer sa décision clairement aux autres partenaires du projet, régler les affaires courantes ou qui impliquent des interlocuteurs externes. Rester très clair sur qui fait quoi, qui reprend quoi et accepter de perdre un peu pour vite rebondir.

Le temps du dialogue est terminé, inutile d’entrer dans les détails ni de chercher les coupables… La priorité est de garder toute votre énergie pour votre objectif business.

Arrêter un projet d’association n’est pas un échec : c’est un apprentissage. Il vous rendra plus pertinent avec d’autres partenaires, plus observateur et plus affuté dans vos analyses : plus apte à prendre des décisions d’entrepreneur.

Publié par Marie-Laure VOISARD en mars 2016 dans Réussir sa relation d’associés

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